26 novembre 2014

L'école des fusiliers-marins se bat dans les terres

 
Jusqu'au jeudi 27 novembembre, 200 élèves et cadres crapahutent dans la campagne entre Lanvaudan, Plouay, Melrand et Quistinic. Ce type de manoeuvre itinérante à grande échelle ne se produit que deux fois par an.
 
Reportage

Si vous les croisez aujourd'hui, débouchant l'arme au poing d'un chemin sur une petite route entre Melrand et Quistinic, ne vous étonnez pas : vous assistez à une « nomade », autrement dit une manœuvre itinérante, bivouac en prime.

Ces manœuvres, organisées deux fois par an, entrent dans le parcours de formation des élèves et cadres de l'école des fusiliers-marins, à Lanester, explique l'aspirant Thibault Gentric, officier de communication. « La nomade permet d'entraîner tous les niveaux de cours en même temps. Les jeunes matelots évoluent dans leur rôle de simple opérateur. Les élèves officiers mariniers deviennent chefs d'équipe et les élèves au brevet supérieur sont chefs de groupe... »

Parcours semé d'embûches

L'opération a commencé lundi 24, de Lanvaudan à Quistinic. Le mardi 25 matin, élèves et cadres partent pour une nouvelle journée. Le soir, ils doivent bivouaquer près du village de l'an Mill à Melrand. Mais le parcours est semé d'embûches.

Scorpion 1, 2, 3 : c'est le nom des trois « escouades », d'une vingtaine de soldats chacune, qui se dirigent vers Melrand. Deux autres escouades mettent une belle application à les harceler.

Scorpion 3 ouvre la marche. Les élèves sont équipés de fusils-mitrailleurs et de lance-roquettes. Les balles sont à blanc, mais la sortie n'a rien d'une promenade. Les situations sont notées, le comportement de chacun évalué.

Le capitaine de corvette Jean-Michel Vignol, commandant en second de l'école des fusiliers marins, accompagne les soldats pendant la marche. Quand la radio crache le message « Scorpion 2, nous sommes accrochés », le commandant commente en direct : « Les ennemis sont combien, ils sont partis où ? Le message est incomplet ».

« Quatre jours fatigants »

Un peu plus loin, à la tête de Scorpion 3, un autre accrochage survient. Quelques rafales retentissent. Un maître-chien est envoyé à l'avant, car unennemi est isolé. Il faut le faire prisonnier. Gabbert, un berger malinois de 7 ans, est lâché. L'homme est neutralisé. Opération réussie ? Non, car le maître-chien râle : « Personne ne m'a accompagné, alors que j'avais besoin d'une protection ! »

Ainsi s'enchaînent les journées, marquées par des recadrages permanents. « Ces quatre jours sont fatigants, concède le commandant Vignol. Et les nuits sont courtes, car le bivouac doit être gardé et il peut y avoir du mouvement ». Les militaires évitent cependant les coups de feu la nuit, afin de ne pas effrayer les riverains.

Du Centre Bretagne au golfe d'Aden

Cohésion des groupes, évaluations, tests de résistance, d'accord. Mais les élèves connaîtront-ils ce genre d'opérations en situation réelle durant leur carrière ?

Oui, pour les futurs commandos qui, après une sélection sévère, partiront en opérations spéciales. Plus rarement, pour ceux qui resteront fusiliers marins. Ils défendront les deux groupements de Brest et Toulon et les sept compagnies qui jalonnent le territoire français. Le plus proche exemple étant la base aéronavale de Lann-Bihoué. Ils interviendront aussi dans les bases extérieures, seront embarqués dans la lutte contre la piraterie maritime, dans le golfe d'Aden ou ailleurs... Mais le chemin de tous sera passé par le Centre-Bretagne.

Lu pour vous dans Ouest-France du 26/11/2014

25 novembre 2014

Quatre jours où les mots tricotent et se déchaînent

Quatre jours où les mots tricotent et se déchaînent
Donner la parole aux mots, écouter ensemble leur voix, leur musique, partager leur saveur, mordre à belles dents dans leur texture, fondante ou croustillante. Bref, faire la fête avec eux, communier dans le même plaisir, c'est l'ambition de « La fête des mots maillons ».

Quatre jours durant, du 27 au 30 novembre, les mots vont tricoter : des phrases, bien sûr, mais surtout du partage. Partage avec, au centre, l'idée que ces unités linguistiques, maillons de la chaîne de la langue commune, n'ont pas pour vocation d'enchaîner les humains, mais de libérer leur intelligence et leur créativité.

« Les Arts paisibles s'adressent ici à tous ceux qui éprouvent encore bien du bonheur à papoter plutôt qu'à tapoter, à dénicher les singularités plutôt qu'à reproduire les clichés », considère Lionel Épaillard, un des maillons de la Compagnie des Arts Paisibles, organisateur de l'événement.

Le programme

Jeudi27, à 20h30, au restaurant La Tourelle, par une « Lecture libre en cage », de Léo Paul. En textes et chansons, l'artiste choisit de dire des choses vraies échappées de leur contexte habituel. Il est accompagné de Sophie Luzé aux instruments bricolés, sculptures sonores et violoncelle. Plutôt réservé à un public adulte. Tarif : 4€.

Vendredi28, à 20h30, à la salle polyvalente, « Les mots à lier »: l'écrivain Jean-Pierre Brisset va, par la voix de Bernard Froutin, dévoiler ses théories : par exemple, « nous descendons tous de la grenouille »ou « nous apprenons à lire dans les délires ». Pour tous les publics. Tarif : 8€ ; réduit 5€.

Samedi29, à 20h30, salle polyvalente, « Un lexique en vrac »: Lionel Épaillard sert ses « apérimots ». On peut raisonnablement penser que ceux-ci auront une saveur épicée quand on imagine qu'« une ribambelle d'aphorismes transhumants rencontrent trois chaises sur un plateau ». Pour tous, à partir de 10 ans. Tarif : 8€ ; réduit 5€.

Dimanche30, de 14h à 19h, pour les 10 ans de la médiathèque et la clôture des mots maillons, le public est convié à un bouquet final. « Il y aura, entre autres, Clémentin Néoprène de la Philanthrope des Zarbis Désherbeurs, et l'incroyable Panaphonie. » Bien d'autres surprises attendent le public. Pour tous, gratuit.

Lu pour vous dans Ouest-France du 25/11/2014

Fermeture exceptionnelle de la mairie

mairie ouverte (1).JPG

Fermeture mardi 25 novembre l'après-midi, en raison d'une formation du personnel administratif.

07:05 Publié dans Agenda, Melrand | Commentaires (0) | Lien permanent

24 novembre 2014

Démarchage à domicile : Appel à vigilance

 

tambour de village.jpg

La mairie signale une recrudescence de démarchage à domicile abusif et non autorisé à l'approche des fêtes de fin d'année et recommande à tous une extrême vigilance.

Des comportements suspects doivent être immédiatement signalés.

La Poste ne changera pas ses horaires

110_F_6833909_4qf5FXVOwbZXk4ggB2jMyFP3CTuYOmxI.jpgSéance du conseil municipal du vendredi 21 novembre

Les horaires de La Poste resteront inchangés jusqu'en mars-avril 2015, date à laquelle un bilan sera dressé. Voici l'information donnée, vendredi 21 novembre dernier lors du conseil municipal. Une délégation d'élus, dont Charles Boulouard, maire de Melrand, était intervenue le 31 octobre à la Commission départementale de présence postale territoriale (CDPPT).

A la suite de cette action, la direction de La Poste s'engage à « ne pas modifier les horaires au 1er janvier 2015 », et à « mettre en place une sous-commission à la CDPPT avec les maires concernés », dans le but de « proposer des pistes pour accroître l'activité sur les bureaux de La Poste : nouveaux services, usages numériques, etc. » Un bilan sera établi en mars-avril 2015.

Il faut rester mobilisé, selon les propos du maire, "on a gagné une bataille, pas la guerre."

Taxe d'aménagement

« Dans sa volonté de limiter au maximum les taxes », le conseil municipal a voté, à l'unanimité, « le maintien à 2 % de la taxe d'aménagement unique servant à financer les équipements publics liés à l'urbanisation, et ce pendant trois ans ». Le conseil « reconduit ainsi la précédente délibération votée le 30 septembre 2011 pour trois ans, au même taux de 2 %, alors que les taux peuvent varier de 1 à 5 % sur délibération. »

5 344 € de la part de France Télécom

France Télecom va verser 5 344 € de redevance annuelle à la commune (5 286 € en 2013), pour ses équipements de communication électronique : artères aériennes, artères en sous-sol, emprise au sol.

Indemnisation des frais de déplacement des élus

Lors de la séance du 18 avril 2014, le conseil municipal avait voté le montant des indemnités perçues par le maire, les adjoints et le conseiller délégué. Ce même jour, le principe d'indemniser les élus ne recevant pas d'indemnité de leurs frais de déplacements pour des déplacements en dehors du territoire de la commune avait  été validé à l'unanimité.

Ce même jour, le principe d'indemniser les élus ne recevant pas d'indemnité de leurs frais de déplacements pour des déplacements en dehors du territoire de la commune avait  été validé à l'unanimité.

La presse avait titrée sur la baisse du montant des indemnité des élus de Melrand. Le maire soulignait alors une baisse de 7 % de l'enveloppe des indemnités par rapport aux mandats précédents.

Il faudra revoir le calcul, puisque lors du dernier conseil, une demande EXCEPTIONNELLE a été validée par 15 voix pour, 2 contre et une abstention pour indemniser de ses frais de déplacement un adjoint devant se rendre à Rennes.

22 novembre 2014

Bugalé Melrand et Bagad Sant Ewan de Bubry

 
Guénahel Perico présidait, samedi 15 novembre, à la maison des associations de Saint-Yves sa cinquième assemblée générale du bagad Sant Ewan.
 

Un spectacle commun cercle Bugalé Melrand-bagad

Jean-François Robic, président du cercle celtique Bugale Melrand, est revenu sur le fait qu'il n'y a pas eu de sorties ni de représentations ensemble depuis de nombreuses années. Il suggère d'évoquer les deux groupes lorsqu'un organisateur propose une sortie afin de présenter un spectacle commun, cercle + bagad ce qui devrait permettre de retisser des liens très forts entre les deux groupes.

Guénahel Perico a évoqué les résultats plus qu'encourageants du bagadig, très remarqué à Vannes en mai, au concours de 5e catégorie, et dont les objectifs sont d'intégrer de nouveaux sonneurs assez rapidement dans les quatre pupitres (bombarde, cornemuse, caisse claire et percussions), ainsi que de participer à de petites sorties locales du type fête des écoles.

Le bagad koh (bagad des aînés) est formé d'anciens sonneurs qui ont joué jusqu'en 1980, et qui exercent leurs talents au cours de fêtes de la musique, de pardons, à Bubry et dans les communes voisines, notamment à Guémené-sur-Scorff. Les effectifs actuels sont de trente jeunes sonneurs au bagadig, vingt-six au bagad et onze au bagad koh.

Les projets

Un filaj, le 25 janvier ; fest-noz d'hiver, le 14 février ; concours de seconde catégorie, le 1er mars à Saint-Brieuc pour la première manche avec comme terroir imposé le « pays gallo-vannetais » ; pardon de Saint-Yves, le 24 mai.

Des cours de flûte traversière et d'accordéon diatonique sont dispensés les mardis et jeudis, tandis que des cours de langue bretonne (vannetais), organisés avec l'association Kafé Bara Ammonenn devraient pouvoir reprendre fin 2015.

« Il y a beaucoup de jeunes du bagad qui ne sont jamais allés ni à Macroom en Irlande ni à Marcallo Con Casone en Italie (villes jumelles de Bubry). Je propose que l'on organise un voyage hors période scolaire en 2015-2016 dans l'une ou l'autre ville. Je rappelle qu'un voyage est prévu avec le comité de jumelage, la municipalité de Bubry et des sonneurs du bagad koh et du bagad, du 24 au 27 avril 2015. Il est temps de s'inscrire pour les personnes du bagad intéressées », remarque Loïc Sesquiere, président du comité de jumelage, qui fait partie depuis cette année du bagad.

Le bureau : Guénahel Perico, président ; Laurent Le Gal, Erwan Le Gal, vice-présidents ; Brendan Lefèvbre, trésorier ; David Le Saux, trésorier adjoint ; Emeline Robert, secrétaire ; Elisabeth Gootjes, secrétaire adjointe et chargée de communication.

Lu pour vous dans Ouest-France du 19/11/2014